José Miguel de Barandiaran

Brève biographie

JM de Barandiaran

Né à Ataun (Guipuzcoa) en 1889, Jose Miguel de Barandiaran s’y éteint en 1991. Il a 15 ans lorsqu’il décide d’être prêtre. A 24 ans il se rend à Leipzig et suit l’enseignement du Professeur Wundt ; c’est l’un des moments clef de sa vie.

A la suite de son maître Aranzadi, il renouvela de fond en comble les études anthropologiques basques. Il en a établi les bases scientifiques en définissant leur propos au travers de plusieurs disciplines qu’il marqua de son empreinte :

Désormais il y aura une approche historique et folklorique du Pays Basque qui appartient aux époques d’avant Barandiaran. Il y a maintenant des études basques qui s’intègrent dans celles concernant le peuplement ancien de l’Europe, ce sont celles qu’il a initiées. C’est dire l’ampleur et la portée des travaux de ce maître, sa pensée unique, pénétrante et généreuse.

Pour en savoir plus : le site de la fondation JM de Barandiaran

Un maître incontesté de l’anthropologie

Il fut un maître incontesté de l’anthropologie. Son apport est considérable : ses œuvres complètes forment (à ce jour) 20 tomes, que « La Gran enciclopedia vasca », publia entre 1972 et 1984.

Il collabora ou eut des entretiens suivis avec les grands anthropologues de son temps : l’abbé Breuil, Teilhard de Chardin, Obermaier (découvreur d’Altamira), le Père Schimdt (célèbre théoricien), le Professeur Vallois (qui étudia le peuplement et mit en lumière l’intérêt, à cette fin, de l’étude des groupes sanguins), Leroi-Gourhan (célèbre préhistorien)

Il est invité à prononcer dès 1922 des conférences, dont une en Hollande. Il forma de brillants élèves et disciples comme Caro Baroja, Llanos, Altuna, etc.

Il fut en butte à toute sorte de tracasserie et de persécution de la part du haut clergé et de l’état espagnol (relayé par Pie XII qui persécuta les Basques). En 1936 il dut fuir devant le franquisme et refaire sa vie. Il avait 46 ans.

En exil à Sare

Il s’installe à Sare jusqu’en 1952. Puis il revient en Guipuzcoa pour s’y établir l’année suivante, à la demande de chercheurs tant Basques qu’Espagnols (comme le célèbre linguiste Tovar, recteur de l’Université de Salamanque). Il noue des liens avec les centres universitaires et les chercheurs (Université de Navarre où il donnera des cours, Université de Francfort, Direction des Musées de France, Musée Basque…et nombreux chercheurs locaux). Durant son exil il attire depuis Sare, les chercheurs du Pays Basque Nord et se lance dans des études et des campagnes de fouille.

En 1976 il rétablit la Société des études basques Eusko-Ikaskuntza dont il sera élu continuellement président jusqu’à sa mort. A l’apogée de son activité il sera membre d’une douzaine de sociétés savantes ; il aura collaboré à une trentaine de revues scientifiques dans le monde entier et écrit plus de 280 articles d’importance.

Le roi et la reine d’Espagne viendront le visiter à Ataun ; l’université de Madrid lui décernera le titre de Docteur honoris causa.

Des rues, des places, des écoles et monuments portent son nom.