Le Lamin fait-il seulement partie du récit de divertissement ou bien est-il intégré dans le paysage, dans l’imaginaire ?
Voici deux témoignages à ce propos.
- dans les années 1980 un témoin d’Arberats-Sillègue, me conta ceci : «il y a par ici des grottes avec de l’eau. Enfants, on y jouait souvent. On disait qu’il y avait des lamiñ ». Etant donné la conviction avec laquelle elle me rapportait ses souvenirs, je lui demandais comment était-il possible que de tels êtres puissent vivre sans travailler la terre ? « Je ne sais pas... peut-être vivaient-ils comme le faisaient les hommes préhistoriques?» me répondit-elle.
- Dans l’un de ses calendriers « Eskualdun gazteria » rapportait les dires d’une dame d’Azkarat : Nere aita Mendibekoa zen. Mutikoa zelarik joaiten omen zen kateximarat. Behin Laminak ikusi omen zituen bidean erreka bat pasatzerakoan. Pertsonak bezalakoak, bainan txikiak. Gero apezari salatu omen zion. Eta apezak erran omen zion : Erraten diren guziak badira; baina gorde sekretia hiretako; ez da erran behar da direla.
