ET SUR TERRE...- ETA LURREAN
On dit que dans la mythologie basque il n’y a pas de divinités au-dessus des hommes. Ce serait peut-être là un vestige « pré indo-européen » de la vieille civilisation euskarienne. Si dans maintes mythologies (la gréco-latine en particulier), on voit les dieux commander aux hommes en lançant la foudre et exiger en retour la fumée des sacrifices, on assiste dans la tradition basque a des rapports très différents. Ici, le ciel n’est que l’espace où évoluent le Soleil et la Lune. Mari elle même ne fait que traverser le firmament car, comme pour tous les « dieux » basques, sa demeure est dans la Terre. Les humains et les génies se fréquentent habituellement aux entrées des grottes et des gouffres qui constituent le seuil du monde souterrain.
Euskal mitologian ez omen da gizakien gaineko jainkorik. Indo-europearren aitzineko euskal zibilizazio zaharraren aztarna bat izan liteke. Mitologia anitzetan (grekolatindarrean bereziki), jainkoek aginduak ematen dizkiete gizakiei tximista jaurtikiz, honen ordain sakrifizioen kea eskatzen dutelarik. Euskal tradizioan aldiz, harreman desberdinak aurkitzen dira. Hemen, zerua Eguzkia eta Ilargia ibiltzen diren espazioa besterik ez da. Mari berak izarrartea zeharkatu besterik ez du egiten zeren, euskal « jainko » guziak bezala, Lurraren barnean bizi baita. Gizakiak eta jeinuak lurpeko munduaren ataria diren harpe eta haitzulo sartzeetan elkartu ohi dira.
La dame d’Anboto :
On dit que la Dale d’Anboto (Mari) possède dans sa grotte des objets en or : mais si on les sort au dehors, ils se transforment en pourriture… On dit que l’intérieur de la grotte est richement décoré et que l’entrée est couverte de sable, et on dit que la Dame a l’habitude de venir y filer avec une quenouille en or.
La façon d’entrer dans les grottes :
La Dame d’Anboto vola une bête à un berger d’Aralar. Le berger demanda à la dame où elle avait caché l’animal. La dame lui répondit :
- « Dans ma cuisine »
- « Me le rendras-tu ? »
- « Oui, si tu viens chez moi ».
Le berger demanda conseil à un moine qui lui dit d’entrer dans la grotte en avançant et de sortir en reculant.
Le berger s’en fut à la grotte et là, il vit que la Dame avait mis l’animal à la place d’honneur. Il le prit par les cornes et sortit ainsi à reculons.
Alors la Dame lui dit :
- « Heureusement que tu es sorti comme tu es entré car, sinon tu aurais été obligé de rester ici ».
Les demeures de Mari :
On dit que Mari a l’habitude de rester 7 ans dans la montagne de Txindoki et 7 autres années à celle de Burumendi. Le jour de la Sainte-Croix, il faut faire une procession avant qu’elle ne sorte de sa demeure, sinon l’année sera riche en orages. D’ailleurs cette grotte s’appelle le Gouffre du Diable.
La Foudre :
L’éclair et la foudre appartiennent à Mari ou à ses mandataires. Pour éviter que la foudre ne tombe sur une maison, la coutume veut que l’on place sur le seuil de l maison une hache au fil tourné vers le ciel. On croit que la foudre est une pierre polie, sorte de hache néolithique ou éclat de silex, que lance le génie de l’orage. C’est pourquoi on nomme la foudre Oneztarri, pierre de l’éclair dans la région de Guernica. Cette pierre est considérée comme un symbole protégeant la maison des effets foudroyants de l’orage. Mais comme les haches taillées sont peu répandues, on emploie aujourd’hui une hache d’acier en matière de protection contre la foudre.
D’après les légendes, Mari traverse le ciel sous forme de faucille de feu.